Salut
à la Terre Vivante !
Ton
dogue lumineux, la Lune, te sourit,
Ô Terre, noir géant qui rôde dans l'espace !
Une vie large et grandiose te pétrit ;
Le feu, sang fulgural, dans ta poitrine passe,
Les
ouragans broyant les ormes sont tes cris,
Les montagnes te font une âpre carapace,
Le tourbillon des astéroïdes rapaces
Par ta main monstrueuse, Ô Vainqueur, est surpris.
L'ombre
de ton Esprit resplendit sur les hommes,
Tes rêves bienveillants suscitent les arômes ;
Les oiseaux ont jailli de ton sursaut vermeil.
Aspirant
à grands flots les flammes frémissantes,
Comme un oursin voguant dans la mer nourrissante,
Tu flottes dans l'éther vivifiant du Soleil !