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L'Astrosophie Ce livre est la retranscription d'une conférence donnée le 15 Octobre 1985 à Paris. Nous vous donnons ici l'introduction de cette conférence, que nous plaçons parmi les évènements majeurs de l'oeuvre de François Brousse.Mes chers amis, une des plus étonnantes figures de l'univers est la pyramide. La pyramide qui a été construite par les Atlantes et dont se sont inspirés les Egyptiens et d'autres peuples après eux, représente les mystères de la trinité humaine. C'est exactement comme le tétraèdre qui comprend des triangles, chaque triangle symbolisant le corps, l'âme et l'esprit. Lorsque Jésus déclara : Tous ceux qui m'ont précédé, tous ceux qui sont venus avant moi sont des brigands et des voleurs. Je crois qu'il faisait allusion à leur ignorance. Par exemple, Moïse parle du corps, il ne parle jamais de l'âme. D'autres prophètes s'intéressent au corps et à lâme, ils ne s'intéressent jamais à l'esprit. Or, dans la profondeur des cryptes initiatiques hindoues, babyloniennes ou égyptiennes, l'image de l'homme se manifestait comme un triple talisman, un dieu à trois têtes. La première tête désigne le corps, la deuxième tête, l'âme, la troisième l'esprit. On rencontre ce mystère dans saint Paul, véritable initié, qui, comme tel, voilait très soigneusement ses doctrines. Nous sommes donc en présence d'une trinité. Elle s'exhale à travers tous les mondes et se retrouve dans tous les règnes, notamment dans « La Science des étoiles ». Il y a en quelque sorte, depuis que l'homme contemple le monde, trois grandes dispensations qui permettent de comprendre la profondeur du gouffre constellé. On dénombre trois attitudes :
L'attitude moderne s'occupe des mouvements planétaires et stellaires et aussi des calculs mathématiques que l'on peut tirer des lois de Newton ou des théories einsteiniennes. Tout cela est admirable et nous place dans la deuxième série dont nous parle Auguste Comte - la première des sciences, la science parfaite, d'après lui, c'est les mathématiques ou la science des nombres ; puis au-dessous, l'astronomie -. Mais en réalité, à côté de l'astronomie, qui s'intéresse uniquement au mouvement des étoiles et à la constitution particulière des corps célestes - ce que l'on appelle l'astrophysique - existe l'astrologie. Elle remonte très haut dans les âges. Elle subit des éclipses périodiques. Elle fut abandonnée à partir du XVIIIe siècle, mais le XXe siècle a vu sa résurrection triomphale. On assistera sans doute à une nouvelle éclipse, car aucune science ne peut affirmer qu'elle sera éternellement acceptée par les humains. L'astrologie a ceci de particulier: qu'elle se relie au point de vue psychique. Il est très difficile de la définir. On peut le faire de trois manières différentes. La première manière serait d'affirmer, comme le disent les Mahatmas de Nilgiri, que des flots d'énergie descendent des corps célestes (étoiles et planètes) et pénètrent profondément tous les êtres, à la façon de la gravitation universelle. La deuxième manière, qu'il existe un rapport entre le mouvement des étoiles et les mouvements qui se produisent à l'intérieur de notre esprit, ou de notre conscient, ou de notre subconscient. La troisième manière, assez difficile à expliquer, car ceux qui la soutiennent n'ont pas l'esprit très clair, prétend que la psychanalyse est mêlée aux étoiles, et que les étoiles sont mêlées à la psychanalyse, ce qui à vrai dire n'est qu'un amas de conceptions confuses. A moins peut-être d'admettre que l'âme est le reflet de l'infini, et à ce moment-là, nous retombons, si j'ose dire, dans la première manière de voir: l'astrologie. Quoiqu'il en soit, l'astrologie est essentiellement basée sur le monde psychique, mais se dresse au-delà l'astrosophie, ce qui veut dire « la sagesse des étoiles ». L'astrosophie est fondée, elle, sur le point de vue spirituel. Elle monte, non plus jusqu'à l'âme, mais elle grimpe hardiment comme une chèvre gravit l'Olympe, jusqu'au palais des esprits. Le terme « astrosophie » semble avoir été inventé par un certain Francis Rolt-Wheeler, que l'on peut considérer comme un grand initié. Il faisait d'ailleurs partie des douze conseillers secrets de la papauté. J'ai eu avec lui une très longue relation épistolaire. Il est maintenant disparu, mais il a laissé une série de livres et une revue, des centaines de numéros au moins, qui s'appelle « l'astrosophie ». Elle était la voix de l'Institut Astrologique de Carthage qu'il avait fondé. Egalement , il joua un grand rôle secret, non pas dans le déroulement de la guerre, mais dans certains événements représentatifs, notamment à propos de Montségur. Il tenta évidemment de sonder les mystères de ce « Mont du Soleil », qui est en même temps le mont de la solennité et de la sécurité universelle, le « roc » dont parlent les évangiles. L'astrosophie, sous l'angle essentiel, est bien la sagesse des astres. Elle se compose de plusieurs aspects que je vais résumer en trois figures. Le premier aspect, est la datation parfaitement précise des grandes ères mondiales. Depuis deux siècles environ, on se bat avec énergie pour savoir a quel moment le soleil est entré dans le signe du Verseau. La réponse de l'astrosophie est très précise, et s'appuie sur des constatations irréfutables que je développerai plus loin. Les rapports entre les ères astrologiques, les ères numérologiques, les tarots et. les planètes, font partie également de l'astrosophie. Enfin, je vous parlerai de l'arrivée des archanges planétaires et aussi des grandes odyssées de l'âme, avant et après la mort. Toutes ces aventures font encore partie de l'astrosophie. Si vous voulez, nous commencerons par le commencement, c'est-à-dire la datation des grandes ères mondiales.
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